Description
Ruyao 汝窑 – l’héritage des céramiques Ru
Cette tasse fait aprtie d’une collection 汝窑主人杯 – Rǔyáo Zhǔrén Bēi, littéralement une tasse individuelle de dégustation de style Ruyao.
Le four Ru – 汝窑 occupe une place particulière dans l’histoire de la céramique chinoise et fait traditionnellement partie des fameux Cinq grands fours de la dynastie Song.
Les céramiques Ru historiques sont notamment réputées pour leurs glaçures délicates et leurs tonalités douces, et cette tasse contemporaine s’inspire de cet héritage.
兰亭集序 – Lanting Jixu, la Préface au Pavillon des Orchidées
Il s’agit de la célèbre Préface au recueil du Pavillon des Orchidées, traditionnellement attribuée au calligraphe Wang Xizhi 王羲之 au IVe siècle.
Cette œuvre est devenue l’un des textes les plus célèbres de l’histoire de la calligraphie chinoise.
Cela donne tout son sens sens au décor de la tasse : les caractères calligraphiés, les inscriptions colorées et les sceaux rouges ne sont pas simplement là pour créer un décor « chinois ». Ils s’inscrivent dans une référence explicite à la tradition calligraphique.
Une tasse qui évolue au fil du thé
Une caractéristique traditionnelle de cette tasse est son type de glaçure : le 开片 – kāipiàn, c’est-à-dire l’apparition d’un réseau de fines craquelures dans la glaçure.
L’image montre d’ailleurs la différence :
茶养前 – avant utilisation avec le thé
茶养后 – après utilisation avec le thé
Au fil des utilisations, les infusions peuvent progressivement souligner certaines de ces fines lignes et faire évoluer visuellement la surface.
C’est ce que l’artisan présente comme « 器表开片,可养之器 » : une pièce dont la surface développe son réseau de craquelures et dont l’apparence peut évoluer avec l’usage.
Un décor entre calligraphie et sceaux chinois
Sur un fond ivoire très doux se répartissent des inscriptions en bleu, rouge et doré, accompagnées de sceaux rouges.
La bordure et le pied sont également rehaussés de nuances chaudes.
L’ensemble donne à chaque face de la tasse un aspect différent et rappelle l’univers des manuscrits, de la calligraphie et des sceaux traditionnels chinois.
Sa forme légèrement évasée et son pied étroit lui donnent par ailleurs une silhouette élégante, particulièrement adaptée à la dégustation du thé.
Caractéristiques
Nom : Tasse à thé Ruyao « Pavillon des Orchidées »
Collection : 兰亭集序 – Lántíng Jíxù
Inspiration : céramiques Ruyao 汝窑
Matière : céramique
Style : chinois
Glaçure : effet craquelé évolutif / 开片 kāipiàn
Décor : calligraphies et sceaux colorés
Contenance : 95 ml
Diamètre : 7 cm
Hauteur : 5,5 cm
Origine : Dehua, Fujian, Chine
Présentation : coffret cadeau individuel
Plateau en bambou vendu séparément
Les effets de glaçure et leur évolution peuvent différer légèrement d’une pièce à l’autre.
Conseils d’utilisation
Avant la première utilisation, rincer soigneusement la tasse à l’eau claire.
Au fil des dégustations, le thé peut progressivement souligner le réseau de fines craquelures de la glaçure.
Pour laisser cette évolution se produire naturellement, simplement rincer la tasse après utilisation sans chercher à récurer les fines lignes de la glaçure.
Entretien
Laver à la main à l’eau tiède avec une éponge douce.
Éviter les éponges abrasives et les produits agressifs.
Rincer soigneusement puis laisser sécher à l’air libre.
Éviter les chocs thermiques.
Côté histoire :
兰亭序 (Lántíng Xù), traduit en français par « Préface du Pavillon des Orchidées », est l’un des textes les plus célèbres de toute l’histoire chinoise.
Il a été écrit en 353 apr. J.-C. par Wang Xizhi, considéré comme le plus grand calligraphe chinois de l’histoire.
Au printemps 353, Wang Xizhi et une quarantaine d’érudits se réunissent dans un pavillon appelé Pavillon des Orchidées à Shaoxing.
Ils organisent une rencontre poétique : assis le long d’un ruisseau avec des coupes de vin qui flottent sur l’eau. Lorsque la coupe s’arrête devant quelqu’un, il doit composer un poème.
À la fin de la journée, Wang Xizhi rédige une préface pour accompagner les poèmes composés lors de cette réunion.
Ce texte est célèbre pour deux raisons :
1. Son contenu philosophique
Le texte évoque la beauté de la nature, l’amitié, la joie de vivre, mais aussi la brièveté de l’existence.
Une phrase célèbre résume cet esprit : « Même si les générations futures regarderont notre époque comme nous regardons celles du passé, les émotions humaines restent les mêmes. »
2. Sa calligraphie
La calligraphie de Wang Xizhi est considérée comme le sommet de l’art chinois.
L’original a disparu depuis plus de mille ans, mais de nombreuses copies impériales ont été conservées.
Pour les Chinois cultivés, « 兰亭序 » est à la calligraphie ce que la Joconde est à la peinture occidentale.














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